
Au 1 juin 2025, plus de 60 participants issus de 13 pays africains se sont réunis au Caire pour un atelier de haut niveau organisé conjointement par la Commission africaine de normalisation électrotechnique (AFSEC) et le projet InDiCo-Global. Organisé par le CEN, le CENELEC et l’ETSI avec le soutien du gouvernement égyptien, cet événement a réuni des comités nationaux de normalisation, des ministères, des régulateurs et des parties prenantes du secteur privé afin de renforcer la compréhension mutuelle et de développer la coopération entre les systèmes de normalisation africains et européens dans le domaine numérique.�
Détenu sous le titre Normes en action: Un échange collaboratif entre les organismes de normalisation européens et africains?, l’atelier s’est concentré sur la manière dont les normes internationales et applicables à l’échelle mondiale peuvent soutenir la transformation numérique de l’Afrique au moyen d’infrastructures sûres, interopérables et inclusives. Parmi les principaux domaines thématiques figuraient les réseaux intelligents, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, l’identité numérique et les partenariats public-privé. �
Dans son allocution d’ouverture au nom de la Commission européenne, Carlos L � pez-Rodriguez (DG CNECT) a souligné la dimension mondiale de la stratégie européenne en matière de normalisation et l’importance de partenariats numériques fiables avec l’Afrique. Il s’est félicité du rôle croissant joué par l’Égypte dans ce programme, en soulignant sa récente association à Horizon Europe et son inclusion dans la liste de confiance de l’UE pour les signatures électroniques? le premier pays en dehors de l’Europe à y parvenir. �
Le président de l’AFSEC, Bernard Modey, le président égyptien du CNE, Hassan Mahmoud, et le directeur général des politiques de l’ETSI, Martin Chatel, se sont également adressés aux participants lors de l’ouverture. Le programme comprenait des contributions techniques de l’AFSEC NECs (y compris le Nigeria, le Kenya et l’Égypte), de l’entreprise égyptienne de cybersécurité Cyshield et d’organisations européennes de normalisation (CEN, CENELEC et ETSI) représentées par Xavier Piednoir et Sebastian Vogel. �
L’un des temps forts de l’événement a été la table ronde stratégique sur le renforcement de la coopération et l’élaboration des initiatives futures. Animé par Pitso Sekhoto, président des jeunes professionnels de l’AFSEC, le panel a réuni Zhuohua Chen (CEN et CENELEC), Martin Chatel (ETSI) et Nermeen Mohamed (Organisation égyptienne de normalisation et de qualité? EOS). La discussion s’est concentrée sur la détermination des domaines prioritaires pour les activités conjointes, l’alignement des approches de l’UE et de l’Afrique en matière de politique numérique et de normalisation, et le renforcement des structures telles que les comités techniques nationaux, les plateformes de participation des parties prenantes et les groupes de travail régionaux. �
Les intervenants ont également examiné les moyens de favoriser une plus grande participation africaine aux organismes internationaux de normalisation, de renforcer la voix des pays africains dans les enceintes mondiales et de créer des mécanismes de suivi pratiques pour suivre les progrès de la collaboration. Un thème récurrent était la nécessité de lier les ambitions politiques à la capacité technique, soutenue par des investissements dans l’éducation, les infrastructures et les partenariats institutionnels.�
L’atelier s’est conclu par un dialogue prospectif sur les domaines de coopération. Parmi les éléments proposés figurent:�
- Renforcement des capacités au moyen de visites d’étude, de séminaires de formation et de programmes professionnels destinés aux jeunes;�
- Alignement technique et réglementaire dans les normes TIC et numériques, y compris les approches sur mesure inspirées par le nouveau cadre législatif de l’UE;�
- Travaux conjoints sur l’énergie et les réseaux intelligents, y compris le développement conjoint de normes CEM et d’infrastructures d’essai partagées;�
- Soutien aux thèmes numériques émergents tels que l’IA, l’internet des objets pour les consommateurs et l’interopérabilité des données, éventuellement par l’intermédiaire de nouveaux comités techniques ou de projets pilotes financés par l’UE.�
Organisé parallèlement à l’assemblée générale extraordinaire de l’AFSEC, l’atelier a renforcé l’importance d’une coopération à long terme entre l’Afrique et l’Europe en matière de normes internationales. InDiCo-Global, financé par Horizon Europe, joue un rôle central pour faciliter cet engagement et faire progresser les objectifs communs en matière de numérique et de durabilité.�


